Les producteurs

Notre coup de dent

bria savarin truffe

Clément Brossault, fromager à bicyclette

« j’ai toujours voulu avoir une crémerie de quartier, une crémerie accessible »


Clément n’est pas né dans cette fromagerie du métro Goncourt, bien achalandée en croûtes fleuries, en bleu et pâtes cuites. son décor à lui, avant, c’était son ordinateur et les tours de la Défense. Clément était banquier, et déjà amateur de fromages. « je disais en rigolant qu’un jour, j’aurais ma fromagerie. » le fromage était une passion chez lui et la fromagerie, « l’étape obligée lors de tous mes week-end en amoureux ». un vrai romantique, ce Clément.
et puis, il ne l’a plus dit en riant et a été emporté par la grande vague des reconversions. il a enfourché son vélo et est parti pendant un an faire le tour des crémiers, des fromagers et des coopératives. il a observé, questionné, goûté, mis la main à la pâte puis, après avoir bien pédalé, a atterri à Annecy chez un fromager-crémier chez qui il s’est formé à la vente. il caressait déjà le doux rêve d’ouvrir une crèmerie de quartier. à son retour à Paris, il trouve, dans son quartier, un local à retaper, et fonce. ses parents viennent des Ardennes pour lui prêter main forte : sa mère à la caisse et son père à la cave.
et ça fait cinq ans que ça dure… enfin ses parents, depuis, sont retournés dans les Ardennes, remplacés par une équipe de joyeux gaillards, avec qui Clément part une semaine chaque année à la découverte d’une région. l’été dernier, c’était le Pays Basque, Clément décrit avec émotion ce terroir magnifique et ses productions familiales où tout est fait à la main. 
chaque année, la fromagerie Goncourt se bonifie, avec une sélection de fromages toujours plus précises.  « aujourd’hui, on a notre cahier des charges à nous : fromages au lait cru, bêtes élevées en plein air et pas d’ensilage, » il se réjouit. et nous aussi.

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